"La reine dans le palais des courants d'air", dernier tome de la trilogie "Millénuim" commence juste où le deuxième tome s'était achevé. Raison de plus – mais de toutes façons on ne peut faire autrement – pour commencer, si ce n'est pas encore fait, par le début de cette trilogie. Sans dénaturer l'intrigue – comme le dit justement le quatrième de couverture "Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénuim ne lisent pas les lignes qui suivent s'ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d'une série rapidement devenue culte" – sachez que vous allez retrouver bon nombre des protagonistes des précédents épisodes et que l'un deux résume parfaitement ce tome (et la trilogie par la même occasion) : "Tout compte fait, cette histoire n'a pas pour sujet principal des espions et des sectes secrètes dans l'Etat, mais la violence ordinaire exercée contre des femmes, et les hommes qui rendent cela possible".
L'avis du libraire
Rarement une trilogie n'aura autant tenu ses promesses : sensation de manque entre chaque volume et idée fixe une fois le livre entre les mains : le lire coûte que coûte. Adieu femme, enfants, amis, j'ai mon Millenium à terminer. Comme c'est le dernier, on tremble encore plus pour les protagonistes, on est triste car on sait qu'on en lira plus, mais, fort heureusement, on passe un excellent moment. Stieg Larsson ne cède pas à la facilité, vous embarquant dès la première page dans de multiples histoires, on y retrouve sa puissance d'évocation, sa multitude de personnages dont vous vous sentez proches (enfin pas tous, car il y a de belles ordures), c'est d'une puissance rare, et cela fera référence dans le roman noir contemporain.