"L'amour et la vengeance m'avaient amené au Texas, et une femme, Betty Porterfield, m'y avait fait rester. A mesure que notre amour défaillait, cependant, je me prenais à avoir le mal du pays et à regretter le Montana plus souvent qu'à mon tour"… Il va pouvoir le regretter le Montana, le pauvre Milo. Propriétaire tranquille, avec une licence de privé en poche pour "farfouiller dans les décombres émotionnels de la vie des autres, en me disant que reprendre du service n'était qu'un simple passe-temps inoffensif – comme d'assembler des voiliers dans une bouteille de whisky ou collectionner les boites de bière – une diversion idiote pour les vieux schnocks. J'avais pris une licence pour opérer au Texas, fourni moi-même ma caution, et je passais mes après-midi libres à jouer les détectives. Surtout des boulots à la noix qu'aucun détective digne de ce nom n'aurait voulu toucher", il se retrouve à chercher Carol Jean, la jeune femme d'un prof entre-deux âges… Et ce qui apparaît bien tranquille va vite devenir une embrouille de grande envergure.
L'avis du libraire
Tout simplement somptueux. Où Crumley puise-t-il cette énergie? Cette verve? Ce talent de conteur? Cette densité dans les personnages? Et sa qualité d'intrigue? On a beau connaître Milo, on est ébahi par son évolution, vieillesse, lassitude… C'est du grand, grand art…