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D’un point de départ tout simple, Craig Johnson – avec une galerie de personnage...
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Avec ce deuxième roman, Craig Johnson fait sa place parmi les grands du roman no...
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Après une longue première interview où vous nous aviez dévoilé la genèse de la série, les difficultés pour le deuxième roman (pour ceux qui auraient manqué le début, c'est ici), entrons directement dans le vif du sujet... même si une petite question subsiste à la lecture de ce deuxième roman qui semble beaucoup plus fluide que le premier. Vous pensiez déjà avoir franchi un cap avec ce premier ?
En fait, comme c'était le second roman, je me sentais plus libre de me concentrer spécifiquement sur l'affaire car, dans le premier, il fallait que j'expose tous les détails de ce qui faisait la vie de Walt et des personnages qui l'entourent, l'environnement, le décor... C'est pourquoi le premier volume était plus important. Et là, je me suis à dessein concentré sur l'enquête ce qui - effectivement - a rendu le livre plus fluide. En conséquence, je pense que plus on avance dans la série, plus on doit être léger lorsqu'on donne des détails sur la vie des personnages. J'essaie de procéder par petites touches en avançant dans la série, afin de donner un minimum d'informations sur la psychologie et la vie des personnages et de donner envie au lecteur - si ça l'intéresse - d'aller voir dans les autres livres de quoi il retourne...
... J'y crois pas, tout ça, c'est juste une technique marketing pour forcer les gens à commencer par le premier (rires)...
Non, non, non... mais c'est pas mal (rires). Plus sérieusement ce qu'on veut éviter en tant qu'écrivain, c'est de se répéter, encore et encore, tant au niveau des intrigues que des informations sur les personnages. J'essaie toujours d'aborder les choses sous un angle nouveau pour éclairer différentes facettes d'un personnage. C'est pareil pour l'écriture, j'essaie à chaque fois de trouver des tournures originales qui vont aussi éclairer le livre différemment ; j'essaie d'éviter une écriture banale du style "le canon rougeoyant du fusil, les collines verdoyantes...".
C'est une bonne chose car bien souvent parmi les auteurs qui sortent leur livre annuel, avec leur héros récurrent, une fois qu'ils ont replacé leur héros, décrit la procédure policière en long en large et en travers, on a déjà une bonne moitié du livre, et ensuite ils brodent (rires).
Oh oui (rires). Pour moi l'écriture ne doit pas être une distraction passive, je veux que les lecteurs soient concentrés, qu'ils participent vraiment à la lecture du livre, c'est pourquoi je tente de faire des choses qui soient plus élaborées que celles que vous venez de décrire.
Au début du roman on a assez peur car on ne voit guère Henry Standing Bear... c'est l'histoire qui a voulu ça ?
C'est assez intentionnel car quand vous avez un personnage aussi dynamique, aussi puissant que Henry, lorsqu'il débarque dans l'histoire, il apporte une intensité dramatique, une force supplémentaire ; il a un tel impact que moi qui veut que mon lecteur s'implique dans l'histoire, que l'intensité augmente au fur et à mesure, je ne pouvais pas le faire apparaître dès le début. Dans ce livre, Henry arrive tel "un homme en colère", impression qui culmine lors la scène finale - qu'on ne peut raconter. Cette scène - qu'on ne peut toujours pas raconter - n'était pas prévue. Au point de départ, il devait se servir d'un couteau, et en faisant des recherches sur les Forces Spéciales au Vietnam, et les Indiens qui en faisaient parties, j'ai vu qu'ils utilisaient des tomahawk. Je me suis dit "c'est trop parfait, je ne peux pas me passer de ça".
Et, même si vos livres sont très rapprochés, Walt va mieux, vous ne vous voyiez pas faire une série avec un dépressif ?
Il faut bien voir que "Le Camp des Morts" est la suite de "Litlle bird" et que "Little bird" était déjà en soi une histoire de rédemption et l'histoire de ce livre est celle de Walt qui revient à la vie. Au départ on a un personnage qui est complètement dépressif, déçu de sa vie professionnelle, veuf depuis on ne sait combien d'années, sa vie est misérable et l'enquête de "Little bird" lui fait prendre conscience que sa vie, c'est être enquêteur, que c'est pour ça qu'il est là. Et petit à petit - malgré la fin - il revient à la vie, c'est toute l'évolution de "Little bird" et dans "Le Camp des Morts", on continue ce processus là et, effectivement, on a un personnage qui revient à la vie.
En parlant de série, j'ai vu sur votre site que le sixième allait sortir et on se demande si cet "effet série" ne va pas empêcher Walt d'avoir des soucis. Car le problème des séries, c'est qu'on sait que le héros s'en tire à chaque fois... Alors, sans qu'il ne perde un bras ou une jambe (rires de Craig), va-t-il avoir des problèmes ?
Souvent des auteurs ont tendance à changer le caractère de leur personnage : le cas typique est celui des auteurs qui mettent des fêlures dans leur personnage au premier roman, c'est parfait mais ensuite pour le reste de la série, ça ralentit l'action, ça ne colle plus, du coup ils mettent ça de côté, alors que moi, c'est ça qui m'intéresse chez Walt. Il y a une phrase, je ne sais plus de qui c'est, qui dit "on apprécie les gens pour leurs qualités, on les aime pour leurs défauts", et je pense que ça colle parfaitement à Walt.
Vous parliez tout à l'heure de multiplier les points de vue et en voyant l'arrivée de Santiago Saizarbitoria ? Je me suis demandé pourquoi : pour renforcer le côté "série" à venir ? Pour multiplier les points de vue (sortir du binôme d'enquêteurs, même si Henry est toujours là en renfort) ? Pour étoffer l'équipe ?
Il y a plusieurs raisons. Déjà en raison de l'attention minimale que prête Walt au reste de son activité : le département du shérif était vraiment en sous-effectif et il fallait quelqu'un pour porter la structure. Il y a un aspect évident, que tout le monde remarque, c'est qu'il nous fallait une clé d'entrée pour la communauté Basque, et Santiago parle basque, ça joue un rôle évident dans l'enquête et ça aide l'intrigue à progresser. Mais il y a un aspect que beaucoup de gens ne voient pas c'est que c'est aussi une manière d'introduire dans le département du shérif une sorte de "jeune Walt". Il y a une scène où il y a un parallèle entre la manière dont Walt a été recruté par Lucian et celle où il recrute Santiago et c'est un autre aspect qui permet de développer la personnalité de Walt et de créer un attachement supplémentaire.
Alors, justement, en parlant de Santiago, l'introduction du roman commence avec un proverbe basque, puis on y trouve un bar basque (L'Euskadi) et encore pas mal de choses (on ne va pas tout dévoiler). Pour nous, bordelais, c'est presque la routine, mais vous, des Basques au Wyoming, comment cela s'est-il fait ?
C'est un fait historique ; fin du 19è et début 20è, on a développé beaucoup de ranch d'élevages de moutons au Wyoming -c'est d'ailleurs toujours le cas - et il y avait deux ou trois grandes familles basques. Ils ont fait venir de jeunes Basques pour être bergers, qui eux-mêmes en ont fait venir d'autres et cette communauté très soudée, avec des liens très forts, c'est développée. Il y a suffisamment peu de gens - et encore moins de communautés - dans le Wyoming, pour que ça me paraisse important d'en parler car je pense que ce qui est important, c'est de montrer un endroit tel qu'il est et non pas tel que les gens se l'imaginent ; il faut tenter de tordre les stéréotypes.
En parlant de tordre les stéréotypes, vous abordez les problèmes engendrés par l'exploitation de méthane au Wyoming. CJ Box dans "Trophy Hunt", y montre aussi la position ambivalente des habitants du Wyoming avec le boom du méthane : d'un côté de magnifiques entrées d'argent, d'un autre côté, un écosystème menacé. Son livre datait de 2004, le votre est de 2006, alors, qu'en est-il aujourd'hui ?
Il y a un certain nombre d'années, il y a effectivement eu un grand boom qui a donné une situation assez complexe, des grandes compagnies sont arrivées, ont mis la main sur ces gisements de méthane, et il y a eu des problèmes avec les droits minéraux : un rancher peut vendre sa terre en séparant les droits minéraux - les droits du sous-sol - et les droits sur le sol, ce qui fait que de passage de mains en passage de mains, on s'est retrouvé avec des ranchers qui ont des terres qui ne valent plus rien car ils n'ont pas les droits minéraux et les grandes compagnies sont arrivées et ont fait des routes... Donc effectivement, comme vous dites, l'argent arrive mais tout le monde n'en profite pas ; sans compter les effets complexes sur l'environnement et la communauté.
On voit Walt aux prises avec des gens qui se pensent civilisés et disent "Vous savez, on entend des choses à Sheridan, sur cet endroit qu'on dit si arriéré, mais jusqu'à maintenant je n'y croyais pas vraiment"... ils le pensent vraiment ?
(rires) C'est amusant moi qui suis venu maintenant quelques fois en France, j'entends souvent des français parler comme ça d'autres villes de France de manière négative. C'est une sorte de lieu commun, qu'on trouve partout. Il y a des gens aux Etats-Unis qui décrivent Jackson comme "Des Moines (Iowa) avec un rodéo !" (rires). J'étais à un festival littéraire à Cheyenne où on m'a aussi posé cette question, mais ce n'est pas forcément la réalité, juste encore un de ces clichés... et la personne qui dit ça dans le livre est vraiment une andouille. Effectivement, le comté où se situe l'action est très rural, très agricole, c'est une petite communauté qui n'est pas très technologique : par exemple on a pas le résultat des empreintes ADN en 3 heures, et finalement, on est contraint de mener l'enquête à l'ancienne, en parlant avec les gens, en rencontrant les personnes et c'est la manière dont en général toutes les affaires se résolvent et c'est une manière d'envisager l'enquête policière.
Vos livres sont très documentés (il y a beaucoup de remerciements à la fin) et on peut y lire "Plus de 65% des affaires en cours à la Division des Enquêtes criminelles du Wyoming concernaient des laboratoires clandestins" (Méth et autres substances). C'est marrant, on verrait plus ça dans un environnement urbain... d'un autre côté on se dit que grands espaces égalent de belles planques en perspective... alors c'est le shérif Larry Kirkpatrick qui vous a filé tous ces indices ?
En tant que journaliste [pas exactement, mais ce n'est pas grave, ndlr] vous savez bien que la phrase que les gens aiment le plus entendre est "parlez-moi un peu de vous" (rires). Je parle effectivement beaucoup avec ce shérif et dès que j'ai l'occasion de rencontrer des représentants de l'ordre - par exemple, je me fais arrêter pour une contravention, je reste une heure à discuter avec le shérif, je pose des questions sur la procédure...
... Mais repartez-vous avec la contravention ?
Non (rires), je m'en sors. Depuis le succès de mes livres, je reçois de plus en plus de mails, de courriers de shérifs ou de policiers qui me racontent des histoires et je me débrouille comme ça...
Ah oui ? Est-ce que les gens viennent vous voir en vous disant "Il m'est arrivé une histoire, je ne saurai pas la raconter, mais ça pourrait vous intéresser ?"
Oui, régulièrement.
Du coup vous avez de la matière pour de nombreux livres...
Oui, des tonnes et des tonnes. Le problème est que ces histoires sont si incroyables que si je les mettais dans un livre, personne ne voudrait y croire. Mais ce sont souvent les petites histoires, les petites anecdotes qui permettent d'éclairer l'action et de donner un aspect différent au livre. Je connais un shérif dont la petite-fille m'a raconté une histoire - vraie - que j'ai reprise dans Little Bird : quand Lucian arrête deux indiens sur un pont car il les a vu boire au volant. Ils jettent la bouteille dans la rivière en souriant et le shérif plonge dans la rivière pour retrouver la bouteille et les verbaliser.
Ces petites histoires permettent effectivement de donner de la densité au décor...
Exactement. Je pense que c'est très important pour donner de l'épaisseur au livre, et raconter ces petites histoires, ne pas se concentrer uniquement sur la grande, c'est ce qui fait la différence.
En parlant de petites histoires, dans un genre bien différent, il y a un échange assez particulier :
"- Nous cherchons un homme blanc.
- Dont la mère est indienne : un sang-mêlé.
- un Biculturel.
Je levais les yeux vers lui.
- Tu te rends compte des dégâts que tu es en train de causer en injectant tout ce politiquement correct dans la langue du mythique Ouest américain."
Alors, vieilles appellations assez abjectes versus politiquement correct qui pose aussi problème, que choisir ?
Effectivement, le politiquement correct est très marqué là-bas et on doit toujours faire attention et c'est vrai qu'on doit faire attention à la manière dont on s'adresse aux gens, à la façon dont on traite des sujets un peu délicats, mais parfois ça devient tellement absurde qu'on ne peut que s'en moquer, ce que fait Henry qui, dès qu'il évoque des sujets qui touchent la religion, les Indiens, la couleur de peau, introduit de l'humour. Tout ça dépend aussi de la volonté de l'auteur : je voulais que les gens soient conscients de l'absurde de ce genre de situation et qu'ils en parlent. Si j'avais voulu qu'ils n'en soient pas conscients, ils en parleraient différemment. Je pense qu'il est important d'introduire de la distance et de l'humour dans ces contraintes de "politiquement correct".
En tous cas, politiquement correct ou pas, comme on dit "en cas de doute, accusez l'Indien." [référence à une phrase extraite du livre : "C'est une tradition de l'Ouest qui existe depuis toujours : en cas de doute, accusez l'Indien."]
Oui, (rires)... Justement je pense qu'on peut aborder n'importe quel sujet, aussi délicat et sensible soit-il, tant qu'on le fait avec humour et c'est ce que font très bien les Indiens. Ce qui est fabuleux avec cette catégorie de la population, c'est leur sens de l'humour, ils ont un très grand sens de l'humour et ça me permet de traiter des sujets là de manière plus légère.
Fin mai sort le 6ème épisode des aventures de Walt (comme annoncé, vous ne mollissez pas !), "Junkyards dogs". Vous m'aviez déjà dit que vous pourriez écrire autre chose se passant ailleurs, mais avez-vous déjà songé à faire un livre sans Walt (un standalone comme vous dites) pour "souffler" ou je ne sais pour quelle autre raison...
Oui, je pense qu'il est très important de faire autre chose, mais au départ, si on m'avait dit que je prendrai plus de plaisir à écrire le sixième ou le septième de la série, j'aurai ri car je n'y aurai pas cru. Et pourtant, c'est le cas, je prends de plus en plus de plaisir à écrire avec Walt car il y a plein d'aspects de sa personnalité ou de problème sociaux que j'ai envie d'évoquer et que je n'ai pas encore eu le temps d'aborder. Mais sinon, oui, je pense qu'il est très important de faire autre chose. J'ai d'autres projets - déjà car je pense que c'est bien d'exercer son esprit et sa capacité à écrire des histoires sur un autre matériel. Et j'ai aussi des histoires sur lesquelles je travaille et qui ne rentreraient pas dans le monde de Walt, il faut un autre personnage, un autre décor... c'est un autre univers. D'ailleurs, dernièrement, j'ai passé beaucoup de temps en France et je suis en train de commencer une histoire qui commence à New York, qui se continue dans le désert de Lone Pine (Californie) et qui va peut-être même se passer aussi en France, car je pense qu'il y a des choses à faire, ça m'a donné des idées...
Depuis que votre livre est sorti en France on peut vous y croiser assez régulièrement... alors que pensez-vous de la France et voyez-vous des différences de lectures de vos livres ?
[La femme de Craig commence à répondre] Aux Etats-Unis, il y a plein de sous-genres dans le polar et les gens restent ancrés dans leur sous-genre et ils ne lisent presque exclusivement que les livres se rapprochant à ce sous-genre et je trouve qu'en France, les lecteurs sont beaucoup plus ouverts, qu'ils vont plus d'un genre à un autre. En plus, les éditeurs aux Etats-Unis disent qu'il faut 7 à 8 titres dans une série pour que ça décolle vraiment et je pense que c'est beaucoup moins le cas ici.
[Craig enchaîne, reprenant des propos d'Oliver Gallmeister hors micro] En fait mes livres sont à la frontière entre différents genres, le Western, les romans de l'Ouest, le suspense et le roman noir et je pense qu'en France les gens réagissent mieux, sont plus à l'aise avec cette sorte de "zone grise" alors que les américains ont tendance à vouloir quelque chose qui rentre plus dans les cases. Et pour ça, les lecteurs français sont plus ouverts d'esprit.
Et pour finir, une question que j'ai oublié au début...
Ce n'est pas grave, je peux rester toute la journée, j'adore faire des interviews, parler de livres en buvant des cafés, c'est plaisant, non ? (rires)
... Oui, mais Oliver et moi avons du travail après (rires). C'est une question qui revient sur le changement de point de vue abordé au début de l'interview : parfois dans les séries, on change de narrateur et vous, sera-ce toujours Walt ?
Je n'ai pas prévu de faire un livre entier raconté par un autre personnage mais j'essaie toujours de varier les points de vue comme par exemple dans celui-ci où l'histoire de Mari Baroja est racontée par Lucian, qui est quand même le personnage le plus inadapté pour raconter cette histoire. La technique narrative que j'emploie est de la faire raconter à Lucian, mais de laisser Walt imaginer les choses, c'est ce qui permet de nous donner les odeurs, les sons, le bruit d'une bouteille qui tombe par terre... Dans le quatrième de la Série, on a Walt qui évoque ses souvenirs de la guerre du Vietnam, on a donc un homme de cinquante ans qui repense à ses vingt et ça change complètement la perspective. Je repense à une anecdote : j'étais au festival littéraire du Montana, c'était mon premier livre et je me suis retrouvé dans une rencontre avec James Lee Burke, James Crumley et CJ Box. A un moment, on pose la question "Ecrire à la première personne ou pas ?" en général, les gens disent "oh, non, ce n'est pas bien", "ce n'est pas très réaliste" et ils critiquent cette manière d'écrire. Moi je n'avais qu'un seul livre de publié, je me retrouve au milieu de ces grands écrivains à devoir défendre cette technique narrative car je pense que les plus belles histoires qui m'ont été racontées, l'ont été par des personnes qui ont toutes commencé par "voilà ce qui m'est arrivé" ; ils la racontent avec leur point de vue et leur sensibilité et c'est très dynamique et très fort. Je raconte donc tout ça et à un moment quelqu'un dit "oui, il a raison"... C'était James Lee Burke !
Et bien respect et sur ce beau mot de James Lee Burke disant que Craig a raison, nous allons conclure cette interview. Merci à vous
Merci bien
Interview réalisée par Christophe Dupuis, à Paris en 2009, merci à Oliver Gallmeister pour sa traduction de haute volée, et sa relecture attentive de l'interview.
Les photos sont extraites du site de Craig JohnsonTous droits réservés, reproduction même partielle interdite.