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Interviews PASCAL GARNIER

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A propos de "Nul n'est à l'abri du succès"

C'est un livre triste, cynique, désabusé, mais très lucide. Sans doute le plus noir que tu aies fait. Qu'en penses-tu ?
Pourquoi triste ? Pour une fois, c'est un livre qui finit bien, enfin, qui ne finit pas. Cynique, je ne pense pas. J'aimerai l'être parfois, mais ce n'est pas dans ma nature. Lucide ?... Peut-être, il faudrait que j'aille consulter mon opticien. Le plus noir ?... Hélas, il y en a d'autres à venir. Je n'ai pas encore vu le bout du tunnel. Mais j'ai bon espoir malgré tout.

« Quant au bonheur... il vous tombe dessus le jour où vous vous y attendez le moins et, par manque de préparation, vous écrase aussi sûrement que le pire des malheurs »... Alors, t'es-tu déjà fait écraser ???
Bien évidemment. La chronique des chiens écrasés n'est-elle pas la plus riche en enseignements ? On se révèle dans le noir, mais c'est la lumière qui nous fixe. Tant qu'on se relève...

L'éditeur Serge Cumin... un petit bonjour à Mister Safran ???
Exactement. Certains éditeurs savent donner du goût à ma soupe. En attendant le laurier...

« Au fond trois phrases suffisent à satisfaire n'importe quel lecteur. La plupart du temps, le reste ne sert qu'à combler un vide bien éloquent, en particulier dans les pavés de huit cent pages. A quoi bon se casser la têt à noircir des feuillets, trois phrases et basta... » ça te va comme un gant, toi qui est un adepte des textes courts (surtout chez Zulma où tu bats des records).
Certains auteurs sont faits pour le marathon et d'autres pour le sprint. Je fais sans doute partie de la seconde catégorie. Les bouquins ne se vendent pas encore au poids.

NUL N'EST A L'ABRI DU SUCCESLa célébrité qui s'accompagne du tout gratuit (train, repas, hôtel...) alors qu'on devient riche... paradoxe auquel tu as réfléchi ? Penses-tu qu'il faille revenir sur ces acquis sociaux de la célébrité ?
Non. Je trouve tout à fait normal qu'au bout de presque vingt, on me paye un repas chaud.

« Partout on m'aurait ouvert les bras, mais personne ne les aurait refermés sur moi. Je n'ai plus d'amis, juste des relations »... ça t'es arrivé souvent d'avoir besoin de bras qui se referment ?
J'en ai toujours besoin. Il fait si froid quand on se met à nu. Mais disons qu'avec le temps, on recherche la qualité, pas la quantité. Les "j'aime beaucoup ce que vous faites", tu sais...

« On est jamais seul, hélas. Cherche un endroit en pleine campagne pour aller pisser. Tu peux être sûr de voir se pointer le groin d'un bouseux dès que tu as baissé ta culotte. La solitude, c'est un rêve de riche ». Toi qui n'es pas si riche, rêves-tu de solitude ?
La solitude est une bonne façon de se rappeler au bon souvenir de l'éternité. On naît seul, on meurt seul, et entre le deux, on meuble

« Agathe a la tête d'un chômeur regardant les infos régionales après une biture à la bière ». ça donne quoi alors ?
De jolies rides, pareilles à des bijoux de famille.

« Je n'ai jamais connu l'angoisse de la page blanche. Tant qu'on a rien écrit, on ne risque rien. C'est après que ça se gâte ». Et toi, la page blanche ? Des angoisses ?
On s'angoisse avant, on s'angoisse pendant et on s'angoisse après. La virginité est ailleurs. Sous les crottes de BIC, la page.

La question classique : sur quoi travailles-tu actuellement ?
J'apprends à ne rien faire en attendant la parution de mes prochains bouquins : un deuxième chez Flammarion (titre provisoire : Nuisibles), les tomes 2 et 3 de la série Le chemin de sable, chez Pocket, un petit roman chez Nathan : Laissez-nous nos Bonnot ! un recueil de poèmes de Chantal Pelleter dont j'ai commis les illustrations et un recueil de nouvelles chez Zulma intitulé : Vue imprenable sur l'autre.

Des choses à rajouter ?
Merci

Merci bien.

Interview réalisée par Christophe Dupuis, en 2001.

 

LES NUISIBLESInterview expresse à propos de" Les nuisibles"

 

Déjà l'exergue où tu cites ton père (et qui revient dans la bouche du père de Daniel) : "Parce que c'est comme ça et pas autrement"... tu l'as souvent entendue celle-ci quand tu étais jeune ?
Non seulement quand j'étais jeune mais encore aujourd'hui, dans la bouche de politiciens, de banquiers, d'employés d'administration et autres éditeurs. Il y a de fortes chances qu'ion entende ce doux refrain se répéter bien après notre mort. D'ailleurs, à ce propos, quelle autre réponse apporter?

"la mappemonde lumineuse qu'il trimballait comme un boulet depuis sa première communion. Certains objets s'attachent à vous plus que vous à eux."... Et toi, quelles sont les horreurs qui ne te quittent pas ?
Je viens de déménager et par conséquent je confirme que certains objets en général laids, inutiles et encombrants s'attachent à nous avec la ténacité d'une moule sur son bouchot. Sans doute parce que c'est comme ça et pas autrement. J'ai bien une mappemonde lumineuse.

Daniel qui fait des scénarios de daube pour la télé "il y avait de grandes chances que sa plaise à la chaîne qui l'employait"... Et toi, tes relations avec la télé, ça donne quoi ?
Le problème de la télé c'est l'image. Je préfère, et de loin, la radio.

Daniel devient traumatisé à la lecture de la documentation sur les nuisibles... serait-ce ce type de lecture qui fut à la base de ce roman ?
Il y avait à côté de chez moi un magasin d'éradications des nuisibles (rats, pigeons, insectes...) très triste, sombre été, éclairé au néon en hiver et tenu par une femme sans âge au teint de cire. A Noël, elle décorait sa vitrine d'une pauvre guirlande qui serpentait au milieu des pièges à rongeurs, tubes de colle, pics anti-pigeons, poisons en tous genres et même un gros rat en plastique qui faisait le bonheur des enfants qui passaient devant. Un jour, n'y tenant plus, je suis entré et j'ai demandé de la documentation. Le magasin a fermé simultanément avec la sortie du livre.

"Les gens s'imaginent toujours qu'un auteur a besoin de calme, d'un environnement serein, avec une fenêtre donnant sur un vallon gazouillant d'oiseaux et fond de ciel azuré. C'est faux, archifaux. L'écrivain est avant tout un feignant qui, dès qu'on tend un hamac à proximité de sa machine, passe son temps à faire la sieste avant d'aller se coucher. N'importe quel éditeur sait cela et le tient en haleine avec un chèque de misère agité au-dessus de son nez." ... alors, fiction ou réalité ?
C'est un peu vrai mais il ne faut surtout pas en parler aux éditeurs ! Cela dit, l'écriture comme toute autre discipline artistique est tout sauf confortable. Les peintures rupestres n'expriment que la terreur des hommes. On n'y voit jamais représenté de lapins, de souris mais des prédateurs féroces. Comment voulez-vous dormir tranquille avec cet effrayant estuaire dans la tête !

"Le barbecue n'est pas une occupation très attractive. On passe son temps debout, les yeux irrités par la fumée âcre qui se dégage, les mains noircies et en général on finit par manger froid."... si j'ai bien compris, autant que ce soit ma femme qui te mitonne un petit plat lorsque tu reviendras à la maison... tu n'es pas le gentil cousin qui s'empresse de dire "laissez, je m'occupe du barbecue" lors des réunions familiales dominicales ?
J'aime cuisiner, des "plats canailles" comme on dit, blanquette, daube, gratin mais pour ce qui est du barbecue, je préfère lâchement laisser ce plaisir à d'autres. Et puis je ne vais jamais dans les réunions familiales dominicales.

Le Val des Nymphes... "Le lieu tirait son nom d'un temps lointain où les romains, bien avant l'érection de la chapelle, venaient célébrer les nymphes"... alors, un brin de gaudriole dans un roman sombre ?
Nulle gaudriole là dedans ! Le Val des Nymphes existe bel et bien et les romains venaient y célébrer un culte. L'endroit est à la fois paisible et inquiétant. Il y règne une puissante magie. Cependant, des parties de jambes e, l'air dans les romans noirs on en trouve à foison, pourquoi pas ? J'avoue ne pas être très habile dans ce domaine... littérairement parlant, bien sùr !

Question classique de fin d'interview, sur quoi travailles-tu en ce moment ?
Je viens de terminer un roman pour Zulma qui sortira à la rentrée prochaine : "Les hauts du bas". Trois romans jeunesse dont le quatrième volume du "Chemin de sable" chez Pocket et une courte pièce pour la radio intitulée : "Antipodistes" et puis quelques nouvelles par ci par là.

Merci bien.

Interview réalisée en 2002, par Christophe Dupuis, par courrier

 

LES HAUTS DU BASA propos de "Les hauts du bas"

 

Bon, question classique, d'où est parti ce livre ?
Comme la plupart de mes derniers ouvrages, ce livre est parti du lieu, Rémuzat, petit village dans le massif des Baronnies, Drôme. J'y ai passé un petit bout de temps à observer les vautours et la nature qui m'entourait. Je suis de moins en moins citadin et je m'en réjouis. Ce doit être l'âge ?...

Alors, ce personnage de M. Lavenant, irascible et invivable pour son entourage, tu te vois comme lui dans ta vieillesse ?
Cela fait longtemps que je me sens comme M. Lavenant. Pas tous les jours, bien sûr, mais quand même un peu. Peut-être même que je le portais déjà en moi étant enfant. On devient ce qu'on est. Mais rassurez-vous, au quotidien, je cache bien mon "je" et en général on me prend pour une charmante personne.

Tu as pris du bon temps à placer toutes ses répliques acerbes et de mauvaise foi ?
Bien sur que j'ai pris du bon temps à placer toutes ces répliques acerbes et de mauvaise foi ! Je pense qu'il en va de même pour le commun des mortels seulement, on ose pas. Moi j'ai le privilège de pouvoir le dire et d'être payé pour ça. Et puis il faut bien faire prendre l'air à ses vieux démons, sinon, ils vous rongent de l'intérieur.

Lors de notre dernière interview, j'avais noté dans le livre la phrase "Le barbecue n'est pas une occupation très attractive. On passe son temps debout, les yeux irrités par la fumée âcre qui se dégage, les mains noircies et en général on finit par manger froid." Et t'avais dit : si j'ai bien compris tu n'es pas le gentil cousin qui s'empresse de dire "laissez, je m'occupe du barbecue" lors des réunions familiales dominicales ? Ce à quoi tu m'avais répondu "J'aime cuisiner, des "plats canailles" comme on dit, blanquette, daube, gratin mais pour ce qui est du barbecue, je préfère lâchement laisser ce plaisir à d'autres. Et puis je ne vais jamais dans les réunions familiales dominicales.". Dans ton nouveau roman, M. Lavenant nous en pique une bonne sur les pique-niques "J'ai horreur des pique-niques, ça se termine toujours à côté d'une décharge, dévoré par les bêtes, les mains grasses et les boissons chaudes, assis sur un tas de cailloux, quand il n'y a pas un idiot du village caché dans un bosquet pour venir vous égorger pendant votre sieste". Alors, je sais bien qu'il y a de la fiction, mais je te vois bien quand même en train de dire ça (pas forcément la fin car tu ne me sembles pas d'une telle mauvaise foi) à propos des pique-niques (ah, quelle galère à mettre au pluriel ce mot)...
Barbecue, pique-nique !... Il faut bien en passer par là. C'est vrai que l'idée de participer à l'un ou à l'autre me donne des boutons, mais une foi que j'y suis, je fais avec, il m'arrive même d'apprécier. Je râle moins, je suis bien.

"Les gens de la campagne s'occupent de façon étrange. Ils creusent des trous, en comblent d'autres, montent des murs de pierres très lourdes, trimballent des poutres immenses afin d'échafauder des structures considérables qu'ils ne finissent jamais, détournent les cours d'eau, poncent, scient, tordent et détordent des bouts de ferraille, coupent des arbres, plantent des piquets, empilent dans leur jardins des carcasses de vieilles 4L que parfois ils transforment en poulailler si bien que leurs habitats ressemblent à des décharges, des casses de voitures"... Je m'arrête là, sinon il faudrait recopier 2 pages mais lorsque je lis ça je me dis que tu devrais faire plus de poésie, de sociologie... qu'en penses-tu ? Et as-tu beaucoup travaillé ces deux pages pour arriver à ce petit bijou de littérature ?
C'est vrai que les gens à la campagne s'occupent de façon étrange, mais en ville aussi. A vrai dire ce sont les gens qui sont étranges. Je me contente de les regarder, d'évoluer dans leurs milieux respectifs et ça m'épate toujours. De là à en faire une étude sociologique, je ne pense pas que ce soit dans mes compétences. Quant à la poésie, je ferai ça quand je serai grand et ce n'est pas pour demain. A vrai dire, j'ai de plus en plus de mal à écrire.

"Le visage de la dame était incroyablement élastique. Le sourire qu'elle offrit à M. Lavenant, malgré l'obscurité, lui tranchait la figure d'une oreille à l'autre comme un coup de couteau dans une pastèque. Les hublots formidables qui chevauchaient son nez en trompette lui donnaient l'apparence d'un batracien, résultat aléatoire d'un accouplement furtif entre une belle naïve et un crapaud facétieux. A part la robe, la jeune fille qui l'accompagnait n'avait aucun air de famille avec elle sinon son étrangeté. Même de face elle semblait de profil, si mince, évanescente, une larme de cire. [...] Le moignon de femme leva la tête au ciel et aussitôt ses énormes lunettes se transformèrent en piège à lune. Celle-ci s'était levée, presque pleine, et diffusait au travers d'un halo roux une clarté troublante. Quelques étoiles anémiques picoraient autour"...

Et ces deux femmes, qui reviennent toujours, comment se sont-elles imposées à toi ?
Les deux femmes se sont invitées d'elles-mêmes. Je serai bien incapable de dire comment elles se sont retrouvées là-dedans. On n'évoque pas les personnages, on les "invoque" et quand ils sont là, ma foi, on fait avec. Si le livre était une chanson, elles en seraient le refrain. Ce sont des passantes, alors elles passent et repassent, c'est leur fonction.

M. Lavenant et ses rapports qui se modifient avec Thérèse "Il ne se souvenait plus à quel point il est délicieux de perdre ses moyens, de déposer aux pieds de l'autre sa lourde armure rouillée"... C'est un moment que tu apprécies particulièrement, dans la création du couple, vieux chevalier ?
Se rendre, à merci, à l'évidence, quoi de plus beau ? Rendre les armes afin qu'il n'y ait ni vainqueur ni vaincu. Toutes ces guerres absurdes, ces conquêtes affligeantes m'ennuient. Je me fous autant de gagner que de perdre et cela depuis l'époque du Monopoly. Je gagne à être connu, et encore !...

M. Lavenant, toujours lui "Les enfants vous volent votre passé pour s'en faire un présent, ils vous démontent comme un vieux réveil et vous laissent en plan. Les vautours, au moins, ont la décence d'attendre que leur proie soit morte pour la dépecer. Des métastases, voilà ce qu'ils sont, qui se reproduisent à l'infini"... Entre ça et deux ou trois autres considérations du bonhomme, on dit que tu pourrais allègrement reprendre le flambeau des "Chroniques de la haine ordinaire" de Pierre Desproges ? Y as-tu pensé un jour ?
Je ne me sens pas du tout de taille de reprendre le flambeau de Pierre Desproges ni de qui que ce soit d'ailleurs. J'ai déjà bien du mal à allumer un briquet pour éclairer les gouffres que je m'obstine à explorer pour une raison que j'ignore. Ça peut paraître paradoxal mais j'ai l'impression d'y voir plus clair dans le noir.

Car quand on lit "Thérèse n'avait jamais pris d'avion. Les aéroports ne ressemblaient pas aux gares. Tout y était plus propre, soigné, voie feutrée, une sorte d'hôpital où on ne ferait que disparaître sans laisser de trace, sans jamais mourir. Le paradis à portée de main, la proximité du ciel, sans doute"... on regrette que tu ne fasses pas de petites chroniques régulières...
C'est curieux cet entêtement à vouloir me faire écrire des chroniques ? Je n'ai rien contre, mais pour qui, d'abord ? Et puis je ne suis ni Desproges ni Vialatte. De temps à autre j'ai des petits trucs qui viennent mais de là à en produire en série ?... On ne sait pas, un jour, peut-être...

"Qui n'avait jamais rêvé de faire un jour place nette, de disparaître, un beau matin, ou une sale nuit, sans autre bagage que la peau sur les os et la malheureuse poignée de souvenirs qui suffit à maintenir tout ça debout"... Et toi, l'as-tu souvent rêvé ? Regrettes-tu de ne pas l'avoir fait ?
Mais je l'ai fait ! Trop souvent d'ailleurs. Et ça m'arrive de plus en plus. Parfois, je mets le pied sur mon paillasson en claquant ma porte derrière moi sans être sur de la revoir un jour. Je suis de plus en plus un poisson soluble. Cela fait partie de mon travail, comme un acteur. Le monde, la vie, c'est tellement formidable que... et bien des fois on est tellement ébloui qu'on en revient pas. Mais même si je me suis planté bien souvent, je n'ai jamais regretté. Des remords oui, des regrets, non.

Le jour où le photographe de Zulma a pris la photo qui est en arrière plan de la couverture, tu lui en voulait à ce point pour avoir un regard si dur ?
Comme beaucoup de gens je n'aime pas être photographié. Je ne me trouve ni moche ni beau, j'ai une tête de trou comme dans les toiles peintes de fêtes foraines. On peut y mettre ce qu'on veut, c'est peut-être ça qui m'effraie. Et puis, par principe, quand quelqu'un me dit : "Souriez !", je fais la gueule

En parlant de couverture, pourquoi ont-ils arrêté chez Zulma de mettre des reproductions de détails de tes peintures en couverture ? C'était pourtant beau...
Pour les couvertures chez Zulma, c'est à eux qu'il faut poser la question. Cela doit dépendre des collections. A vrai dire, je ne sais pas. En ce qui me concerne, ce sont de petits clins d'œil pour des copains, par ci par là.

As-tu toujours le temps de peindre ? Et question classique, que nous prépares-tu de beau pour l'avenir ?
Pas beaucoup le temps de peindre en ce moment mais j'ai du stock. Sans doute une expo cette année à Lyon. Cela dit, un autre bouquin à paraître en 2004 chez Zulma, petit roman "Flux" avec une dizaine d'illustrations de l'auteur, c'est-à-dire ma pomme. Pour le reste, un bouquin jeunesse à paraître chez Bayard en décembre, le cinquième tome de "Chemin de sable" chez Pocket et je viens de signer un roman chez Plon. Le problème, c'est qu'il faut que je m'y mette alors je vous quitte en vous souhaitant plein de bonnes choses.

Merci bien.

Interview réalisée par Christophe Dupuis, en 2003, par courrier, et les réponses manuscrites de Pascal Garnier, Et oui...

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